8ème édition
1-2-3 octobre 2019
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Comment Famoco a gravi les sommets en équipe

Lancer à ses équipes un challenge commercial presque impossible à réaliser pour, au final, gravir le plus haut sommet du monde. C'est ce qu'à réalisé la PME Famoco en emmenant la quasi-totalité de ses collaborateurs gravir le Mont-Blanc.

"Vous connaissez beaucoup de salariés qui ont tenté l'ascension du Mont-Blanc dans le cadre d'un team building ?" C'est en ces termes que s'extasie Flora Wolfer, développeuse chez Famoco. Dire que le défi lancé à "la cantonade" par Lionel Baraban, p-dg de la PME, a marqué les équipes est un doux euphémisme.

L'origine de cette aventure : un challenge sur le montant du chiffre d'affaires à atteindre, vertigineux et infaisable dans l'esprit du dirigeant à l'époque. S'il était atteint, la totalité des salariés volontaires serait amenée à gravir le Mont-Blanc. "J'ai voulu associer l'idée de l'ascension d'un sommet avec une performance exceptionnelle de la société", explique-t-il. Les équipes ont alors commencé à se renseigner, à se préparer et à faire du sport. Et le chiffre d'affaires, aussi vertigineux fût-il, a été atteint.

 

Une cordée hors du commun

Ce défi en a caché un autre. Il a fallu se préparer au challenge sportif extrême que représente l'ascension. "Nous avons parlé à des guides de haute montagne. Pour être prêt physiquement, il fallait être capable de courir dix kilomètres", explique Lionel Baraban. Après six mois de préparation, quarante-huit collaborateurs de Famoco sont partis tutoyer le toit de l'Europe. "Les guides n'avaient jamais vu une telle équipe de "zozos". Une start-up ? Au sommet du Mont-Blanc ? Ils ont d'abord pensé qu'on n'y arriverait jamais. Et on les a surpris", s'amuse le p-dg.

Pour Lionel Baraban, l'importance de lancer ce type de challenge en tant que chef d'entreprise est absolument cohérente avec son ambition de faire décoller sa société. "On nous a trouvé mille raisons de ne pas le faire, comme l'assurance ou les risques. Mais il faut se lancer des défis impossibles à réaliser si l'on veut devenir une licorne", affirme-t-il. Pour mettre en place cet événement rare, il a fallu prévoir un certain budget. Mais l'essentiel a été fourni par la motivation des salariés. "C'est eux qui ont pris sur leur temps personnel pour se préparer. On leur a seulement donné un coup de pouce avec des abonnements à la piscine ou dans des clubs de sport", ponctue le dirigeant.

 

ROI humain

Tout le monde n'a pas atteint le sommet du Mont-Blanc. L'équipée a d'abord séjourné au refuge Albert 1er à 2 700 mètres d'altitude, puis un groupe s'est détaché le lendemain pour aller à la conquête des centaines de mètres restants. En tout, vingt personnes sont arrivées au sommet, un record, malgré tout. "On a ramené de belles photos, des ampoules aux pieds et des courbatures. Des bobos qui ont été portés en étendard par les équipes, très fières de leur exploit", rapporte le p-dg.

Le ROI de cette aventure est essentiellement humain : "C'est un biais d'attractivité pour l'entreprise. Les collaborateurs, chez nous, ont le sens de l'aventure et, pour premier séminaire d'entreprise, ont gravi le Mont-Blanc". Cet exploit sportif a renforcé les liens entre les équipes et permis aux salariés d'apprendre à mieux se connaître. Car, comme le décrit Lionel Baraban : "En montagne, les masques tombent et les gens se révèlent". Et parfois, c'est le chef d'entreprise, en train d'en baver physiquement, qui a été épaulé par ses salariés. Une façon d'inverser les rôles.

Source : http://www.chefdentreprise.com/Thematique/rh-management-1026/Breves/Comment-Famoco-gravi-sommets-equipe-320477.htm#wBgVGzAugDDa7k2v.97